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Traditions de chasse – Infractions à la législation sur la chasse

Un rôle important dans la vie des chasseurs.

Pauses chasse

Depuis des temps immémoriaux, les fractures ont joué un rôle important dans la vie des chasseurs. La connaissance et l’utilisation de ces signes permettaient aux chasseurs ingénieux de se comprendre et de communiquer entre eux sans que les non-initiés s’en aperçoivent. C’était aussi le symbole d’une chasse légale et correcte.

Qu’entend-on par “fracture » ?
C’est un rameau ou une brindille verte cassée qui permet au chasseur d’indiquer le chemin ou l’échappatoire du gibier ou de décorer son chapeau de chasseur. Les rameaux de chêne, d’aulne, de douglas et d’épicéa sont destinés à servir de brise-chasse.

Il en existe deux types principaux

  • Pauses de communication
  • Pauses chasse

1. Interruptions de la communication

Ces pauses étaient utilisées à d’autres époques où la communication et le mouvement posaient de réels problèmes ; elles ont aujourd’hui tendance à se retrouver dans un coin oublié. Elles servaient à indiquer l’orientation, les lieux, les animaux blessés ou le vol du gibier, le poste à prendre, les temps d’attente ou les avertissements. Ces signes ont perdu de leur efficacité en raison de nos capacités actuelles de communication et de déplacement.

a. Rupture de tête

Branche de la longueur d’un bras, dont l’écorce est retirée du tronc principal à l’aide du couteau de chasse afin d’éviter toute confusion avec une branche tombée au sol. Elle est suspendue à un arbre, à une clôture ou à quelque chose de similaire, ou même simplement posée sur le sol. Il signifiait “attention » : à cet endroit, il y a quelque chose à noter, et à partir de là, le chasseur doit guetter d’autres signes.

b. Violation de plomb

Cette branche a la longueur d’un avant-bras (moitié moins qu’un Headbreak) et est également écorcée, l’arête de croissance indiquant une direction à suivre, soit en direction d’un gibier tué, soit en direction du lieu d’envol.

c. Violation de vol – Violation d’attaque

Cette branche de la longueur d’un avant-bras est plantée verticalement dans le sol avec la partie cassée. Elle indique l’endroit où le gibier a été touché (tiré) et ne peut plus être poursuivi, par exemple à la fin de la journée de chasse ou au crépuscule avec le risque de ne pas pouvoir retrouver le lieu du vol le lendemain.

d. Rupture de voie

Lorsque les traces de vol sont clairement visibles à l’endroit du trou d’envol, poser un trou identique au précédent mais non écorcé : avec l’extrémité brisée pointée pour indiquer qu’il s’agit d’un cerf, d’un chevreuil, d’un sanglier ou d’un daim. Dans le cas d’un gibier femelle, la brisure sera posée avec le bord croissant dans le sens du vol.

e. Rupture de ton

Indique la hauteur de chaque chasseur lors d’une (grande) chasse à pression. Se compose d’une brisure de longueur de bras, piquée dans le sol, la partie inférieure entièrement taillée, seule la pointe conserve du vert et d’une brisure de tête écorcée d’une longueur de bras posée sur le sol avec la pointe de l’arête croissante orientée dans le sens du chemin à suivre à la fin de la chasse.

f. Violation de la garde

Composé de deux fractures d’une longueur d’un bras, non écorcées, elles sont couchées sur le sol en forme de croix. Si un temps d’attente est spécifié, cette cassure est taillée à l’exception de la pointe et reposée en croix.

g. Violation de l’avertissement

A l’époque, cette cassure a acquis une grande valeur car elle représentait un danger. Composée d’une cassure, entièrement écorcée et taillée au-delà de la pointe qui reste verte, plissée circulairement et très visiblement suspendue.

2. Infractions en matière de chasse

On distingue les fractures suivantes, qui existent encore aujourd’hui et sont de plus en plus honorées.

a. Violation de la possession

Ce bouton a la longueur d’une grande main. Il signale aux chasseurs de passage qu’un chasseur a pris possession d’un gibier. Si nécessaire, il le fait lui-même à la place du détenteur du droit de chasse.

C’est la signification pratique, mais elle a aussi une signification symbolique : à savoir, un geste d’honneur et de révérence de la part du chasseur devant le gibier abattu et sa décoration finale. Traditionnellement, une pièce de gibier abattue est toujours posée sur le flanc droit, le côté du cœur tourné vers le haut. Le chasseur place le bouton-pression sur le côté gauche du corps, après un dernier salut d’honneur au gibier, (il enlève son chapeau un instant pour une minute de silence).

La pause est placée comme suit :

  • Gibier mâle, cerf, daim, chevreuil, sanglier : l’extrémité brisée tournée vers la tête ;
  • Gibier femelle, biche, daim, chevreuil ou truie : l’extrémité cassée est dirigée vers l’arrière ;
  • Les prédateurs comme le renard, le loup, le lynx et d’autres sont placés sur le côté gauche et ne bénéficient d’aucun répit.

b. Dernière bouchée

Le gibier mâle reçoit une autre pause, la “dernière bouchée ». Cette pause, traditionnellement appliquée, d’une longueur d’une main, est placée entre les dents et a une signification symbolique, à savoir “la réconciliation avec le gibier étiré ».

c. Brèche d’Archer

Cette brisure d’une longueur de main humidifiée par la sueur (sang) du gibier abattu était à l’origine remise au chasseur d’un grand cerf ou d’un sanglier. Il la portait sur le côté droit du chapeau. Aujourd’hui, cette arme est remise à tout chasseur de cerf, de daim, de chevreuil ou de sanglier. Une seule flèche d’archer est remise au chasseur même s’il en a tendu plusieurs.

Le chasseur chanceux qui a le chapeau en main reçoit la brisure, présentée sur la lame nue du couteau du chasseur. A défaut, la brisure est placée sur le chapeau du chasseur. Le chasseur place immédiatement la brisure sur le côté droit de son chapeau. A cette occasion, le seigneur de la chasse souhaite un “Weidmans salute » auquel le chasseur répond par un “Weidmansdank » et une poignée de main.

d. Fracture de suivi

Si le gibier a été suivi par un chien de suerie, le chasseur remet une partie de la pause au conducteur du chien. Par ce geste, le chasseur montre l’importance de l’intervention du chien. Le maître-chasseur place également cette partie de la pause sur le côté droit de son chapeau.

Il confirme, après la recherche réussie, une petite cassure sur le collier du chien. Il s’agit là de la survivance d’une très ancienne coutume. Cette remise de la brisure se fait au cours de la chasse elle-même lorsqu’aucune présentation du tableau de chasse n’est prévue en fin de journée.

e. Pause chasseur

Dans certaines régions, la tradition se perpétue : un petit bouton pression est attaché à la boutonnière gauche du gilet, pour participer à la chasse au fusil. La tradition veut qu’en Bavière, mais surtout en Autriche, le chasseur porte une petite coquille sur le chapeau, juste pour indiquer qu’il fait partie du monde de la chasse. Cette petite barrette placée sur le côté gauche du chapeau est appelée “party break » ou “professional break » et est portée à l’occasion d’événements cynégétiques mais aussi à l’occasion des funérailles d’un ami chasseur.

L’observation et la transmission de ces traditions ancestrales font partie intégrante de notre expérience de chasse, sont spécifiques au chasseur en pâturage et rendent notre passion sportive si belle et si riche.

Source : d’après le Hereheide et le Berufsjäger Bayern.

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