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La Belgique est peut-être exempte de peste porcine africaine (PPA), mais le virus est toujours fort à environ 800 km à l’ouest. En Allemagne, le cap des 1 000 sangliers infectés a été franchi cette semaine. Il y a aussi de nouveaux cas en Pologne chaque jour.

Lapremière épidémie de PPA chez des sangliers en Allemagne remonte au 20 septembre 2020 dans le district de Spree-Neisse, à la frontière avec la Pologne. Depuis lors, le virus s’est encore propagé dans 3 zones de 6 districts des Länder de Brandebourg et de Saxe. Le 20 avril, il y avait 1 016 cas infectés dans cette zone, lit-on dans la revue Pig Progress.

Installation de clôtures

L’Allemagne tente de contenir l’épidémie en plaçant des clôtures fixes le long des rives de l’Oder et de la Neisse. Ces rivières forment la frontière avec la Pologne. Il existe encore de nombreuses nouvelles sources d’infection dans l’ouest de la Pologne. Depuis novembre 2019, le nombre de cas de PPA en Pologne est passé à 4 380 (chiffres de la mi-avril). De plus, les zones infectées sont également délimitées par des clôtures. Dans ce cadre, tous les porcs sauvages seront abattus afin d’empêcher la propagation du virus de la PPA dans la population.

L’Union européenne a promis la semaine dernière 9 millions d’euros à l’Allemagne pour la lutte contre la PPA. Cette somme sera principalement utilisée pour la construction de ces clôtures fixes dans les Länder concernés.

Exporter vers la Chine

L’Allemagne, quant à elle, tente de convaincre la Chine de rouvrir ses frontières au porc allemand en provenance des autres États, car il n’y a pas de PPA là-bas. La ministre allemande de l’Agriculture Julia Klöckner et son homologue chinois Tang Renjian avaient déjà discuté de cette question, mais les barrières commerciales n’ont pas encore été levées.

Anne Vandenbosch/ Pig Progress