Un game manager passionné sort plus souvent pour analyser le jeu que pour l’étirer. Cela s’applique également aux chevreuils. Tout le monde a son opinion sur l’étirement du cerf et surtout quand il s’agit du chevreuil. En haut de ma liste se trouvent le(s) mâle(s) blessé(s). Ensuite, vous avez les chevalets de pente et enfin les chevalets plus beaux. Ma préférence va à quelques beaux jeunes mâles qui restent pour le rut. Ceux-ci ne sont pas étirés mais sont épargnés afin de propager leurs gènes.

Belgian Hunter

Ce n’était pas différent le 15 mai. Après une matinée passionnante (lire le 15 mai, une journée spéciale… partie 1) J’ai décidé de m’asseoir sur le cerf ou le renard avec un ami, Gert-Jan, pour une soirée. Nous étions tous les deux à chaque extrémité de la chasse. Moi-même dans un endroit où de temps en temps passait un vieux mâle, que je voulais aussi étirer. GJ dans un endroit où passent de nombreux cerfs et renards. Vers 21 heures, nous avions tous les deux vu des cerfs aller et venir. Mais rien d’intéressant à étirer. Distrait par une whats-app d’un groupe de chasseurs, un renard m’a surpris. Il a osé traverser d’une forêt à l’autre. Il n’avait qu’une dizaine de mètres à parcourir avant de disparaître dans les buissons. Alors que j’attrapais mon fusil, je l’ai déjà appelé à s’arrêter. Sécurité désactivée, la croix dessus et touchez doucement la gâchette… La balle était sortie. Immédiatement après la prise de vue, j’ai reçu un appel de GJ : « Tu l’as ? ». « Non, pas celui-là. Mais le renard le fait », lui ai-je répondu. Les félicitations nécessaires ont été données et nous avons décidé de rester assis pendant un moment. Il était encore tôt dans la soirée et beaucoup de choses pouvaient encore se passer. Après avoir pris quelques photos, j’ai décidé de chercher de l’autre côté de la forêt. Il y avait encore une belle pelouse où je pouvais rencontrer le vieux mâle. Je ne suis pas encore au coin de la rue quand je vois que la pelouse a été tondue. Immédiatement, je pense qu’un mâle ne va pas venir boire dans un champ tondu de sitôt. Quelques pas plus loin, j’aperçois une tache brun rougeâtre à la lisière de la forêt. Je prends rapidement mes jumelles Swarovski pour en conclure que c’est le vieux mâle que je cherche. Le quadruple bâton de Viper-Flex est déplié silencieusement et avec le fusil à portée de main, j’attends que le cerf se tienne sur le côté. Les minutes passent et le cerf continue de m’échapper. Oser un coup de cou à 120 mètres et risquer de tirer sur le gibier en lambeaux ou de blesser le cerf n’est certainement pas une option. J’attends donc et au moment où le mâle veut disparaître juste derrière le coin, il décide de se tenir à moitié sur le côté. Je ne vais pas avoir une meilleure chance, la sécurité est éteinte mais le bloc continue de manger et je n’ai pas confiance à 100 % en lui. Brièvement, je crie « HEY » et en un éclair, le mâle est gentiment croisé. Je devais l’avoir et sans aucun doute, j’en aurai pour mon argent. D’un grand bond, il disparaît dans la forêt. Le tir était bon, il ne va pas loin. En approchant du lieu de tir, je vois le cerf allongé à 3 mètres dans la forêt. Il y a toujours un moment de soulagement, même si le sentiment était bon.

Quel beau mâle, il est encore plus gros que l’année dernière. Je le traîne sur l’herbe tondue et le positionne. Après quelques photos, je me demande pourquoi Gert-Jan ne m’a pas encore appelé. N’aurait-il pas entendu ce coup de feu ? Haas ne peut pas faire ça.

Affaire à suivre...